C'est très à la mode. C'est séduisant. Ca ressemble à un vrai jeu informatique.

Le "serious game" (littéralement le "jeu sérieux") est dans l'air du temps et de plus en plus de RH le regardent de près. Ce concept met en situation l'apprenant dans un univers en 3 dimensions, comme s'il jouait sur une console de jeu. Il peut ainsi évoluer dans un décor de magasin, d'entrepôt, se balader dans l'entreprise, au gré de sa volonté. Son chemin sera ponctué d'évènements divers, prévus ou aléatoires, auxquels il devra réagir en mettant en application les "best-practices" du métier, de l'enseigne.

C'est beau, c'est rigolo. Mais est-ce réellement efficace ?

Oui ça l'est. Mais pas plus qu'un module e-Learning classique qui peut lui aussi mettre en situation l'apprenant.
C'est plus "fun" mais surtout, c'est beaucoup plus cher, car les technologies employées sont plus compliquées et qu'il est encore aujourd'hui nécessaire de déployer un "player" spécifique sur les postes des apprenants pour la bonne utilisation de l'outil. Ca n'est bien perçu en tout cas que par les "jeunes" apprenants. Les populations plus âgées peuvent même paniquer à l'idée qu'il n'y a pas de directives d'évolution, qu'on peut aller où bon nous semble. Le côté "déclenchement soudain d'un évènement" peut renforcer cette appréhension.
Il existe un rapport sur une étude menée par l'association ELSPA concernant l'utilisation du jeux vidéo dans la formation (http://www.elspa.com/assets/files/u/unlimitedlearningtheroleofcomputerandvideogamesint_344.pdf). On y trouve notamment la liste de 36 principes d'apprentissage dans les jeux vidéo. Ces 36 principes peuvent tout aussi bien s'appliquer à un module e-Learning "standard" pour lequel le côté ludique est toujours mis en avant.